ACLEM OU L'ENVIE D'UN AVENIR



Businessman au grand coeur, Rosario Boscacci s’engage depuis 1999 via sa fondation AClem, afin de venir en aide aux enfants les plus démunis, aux quatre coins de la planète. 


L’envie d’un homme “ Depuis toujours, j’ai voulu venir en aide aux autres. Que se soit dans le domaine de la cause humanitaire ou animale, à travers mon temps, ou de manière économique ”, nous explique-t-il. Rosario Boscacci est un homme du monde : l’éclectisme des cultures et des personnes qu’il découvre au fil des voyages qu’il réalise depuis près de vingt ans l’amène, au cours de son existence, à faire des dons. “ Je suis une personne intuitive, j’ai toujours fonctionné ainsi. Pour moi, aider des personnes qui croisent ma route et qui sont dans des situations critiques relève d’une évidence. Nous avons mené différents projets d’aide, notamment avec la Fondation du prince Charles, pour réaliser un dispensaire en Inde. Nous avons aussi pris part à la création d’un orphelinat à Madagascar avec une bonne soeur. Le lieu a une capacité d’accueil de dix-neuf enfants. ” Mais rien n’était assez concret pour l’homme d’affaires hyperactif. “ Je trouvais que nous nous éparpillions trop nous explique-t-il avec passion. En 2008, je suis parti en Ouganda pour aller découvrir le mode de vie des gorilles des montagnes avec mes fils. Lors de ce voyage, le guide avec qui je me suis lié d’amitié gérait cette expédition. Il m’a fait part des conditions de vie des enfants orphelins. Depuis ce moment précis, nous avons décidé de travailler ensemble.”

La fondation AClem agit sur le long terme pour venir en aide aux enfants aussi bien grâce au temps accordé par Monsieur Boscacci et sa femme Laura, que par la récolte financière liée aux dons de généreux donateurs. Le but : aider à travers différents projets des enfants du monde entier. Plus concrètement, en Ouganda, le challenge a été de construire une école, un orphelinat ainsi qu’un dispensaire. L’acquisition de matériel et d’infrastructures a aussi été un point crucial dans l’élaboration du projet comprenant des lits avec moustiquaires, ou encore la mise en place d’un système de récupération de l’eau. En Birmanie, comme en Ouganda, AClem a donné vie à ses propres projets avec le financement de 3 écoles-orphelinats, et paie les salaires, logements, nourriture et soins médicaux de plusieurs centaines d'enfants et professeurs. C'est dans ces deux pays que AClem réalise ses propre projets de A à Z, ce qui représente l'essentiel des activités de la fondation. A propos de l'Ouganda : “ Sur place, nous avons construit une école, un orphelinat pouvant accueillir 150 enfants, une ferme et une guest-house. ”, confirme Rosario Boscacci. Depuis 2013, la récolte des fonds auprès de donateurs locaux, a permis a la fondation d'accroître les actions spécifiques sur le terrain ainsi que les missions réalisées par Céline Gelli. “ Quatre missions humanitaires ont été organisées cette année, en janvier et en novembre en Ouganda, en mai et en octobre 2014 au Myanmar (ex-Birmanie). Des opérations qui ont permis aux divers projets et aux actions entreprises sur place, de connaître un fabuleux développement. ” Voir le bonheur dans les yeux de ces enfants n’a pas de prix, développe Céline Gelli, chef de projet pour la fondation. Mais rien n’est achevé pour aider ces milliers d’enfants qui ne sont pas protégés de la corruption et des maladies. ” Et Rosario Boscacci d'ajouter : " Nous avons acompli plusieurs actions mais ce n’est pas terminé, nous avons encore besoin de soutien. Si pour l'instant beaucoup d'enfants ayant vécu le génocide ont pu être aidés, bon nombre d'entre eux subissent encore des violences liées à des groupes “ terroristes ” qui s’en prennent aux enfants et aux femmes pour déstabiliser la région. Nous devons pouvoir continuer à faire avancer les choses pour ces enfants, qui n’ont pas choisi de naître dans une telle violence. ”.

Et demain? Beaucoup de projets sont encore à l’ordre du jour dont, évidemment, celui de pou- voir continuer à sauver un maximum d’enfants et de leur donner l’espoir d’un avenir meilleur. “ Sur place, mon partenaire et guide est un ancien universitaire. Il vérifie que les projets que nous finançons avec notre association sont menés à bien, il fait un suivi permanent ”, nous révèle l’homme d’affaires. Mais la route est encore longue car aujourd’hui, Rosario Boscacci a décidé d’entamer un autre combat, consistant à établir un lien entres animaux et enfants : “ Elephant Kids Orphanage & Vocational Center ”. “ La maison des volontaires pourra accueillir à l’avenir 2 à 8 bénévoles ”, développe Céline Gelli avant de pour- suivre : “ EKO (le petit nom local que nous avons donné à ce projet) reste le pont entre l’éducation primaire/secondaire et l’apprentissage d’un métier permet- tant aux jeunes adolescents de recevoir une année de formation des métiers les plus courants localement – couture, petite administration, jardinage, cuisine, agriculture et autres. ” Ce projet dans lequel l’association s’investit corps et âme prendra du temps au vu des démarches administratives, parfois fastidieuses et très réglementées. L’ouverture du centre est donc prévue en 2017. En attendant, l’association continue son combat pour faire avancer les choses en comptant, notamment, sur le développement de ses projets autoporteurs et sur la générosité de quelques fidèles.

Fondation AClem route des Briesses 6 | 3963 Crans (VS) | +41 79 624 95 48 www.aclem.ch | info@aclem.ch 

Pour les dons : Banque Migros/Fondazione AClem, CH66 0840 10162168 3190 0 



Auteur:

Lucie Notari - Profil 140

Date de création:

01/01/2015